Florian Rochat : Un printemps sans chien

rochat2Florian Rochat est un auteur qui a choisi l’auto-publication pour promouvoir ses œuvres. Un auteur qui, à l’instar de Chris Simon, Laurent Bettoni ou David Forrest, met à la portée du public des ouvrages d’une qualité littéraire indiscutable et ce, à des prix dérisoires. Bien entendu, tous les romans auto-publiés ne passeront pas à l’histoire… mais n’est-ce pas la même chose pour ceux qui sont publiés ? Les détracteurs de l’auto-publication crient haut et fort que n’importe qui peut « publier » son livre sur les plateformes d’Amazon ou de Kobo. Et puis après ? N’importe qui peut devenir éditeur aussi. Juste au Québec on en compte plusieurs centaines… Bon, revenons à Florian Rochat dont j’ai fait la connaissance suite à la lecture de La légende de Little Eagle, un roman qui a déclenché mon enthousiasme au point que j’en ai rédigé une note lecture pour ce blogue.

Avec Un printemps sans chien, Florian Rochat offre au public une œuvre plus modeste, une œuvre qui ne nous entraîne ni dans les grands espaces du Montana ni dans le temps d’Antoine de Saint-Exupéry. Non, dans ce beau texte à échelle humaine, si j’ose dire, l’auteur raconte avec tristesse la perte de son chien, son compagnon des promenades quotidiennes. Il s’agit d’un récit intimiste doublé d’une réflexion sur les relations qu’entretiennent les humains avec leurs chiens. Pour ce faire, il n’hésite pas à faire une incursion dans la littérature, plus précisément chez ses auteurs américains de prédilection: Jim Harrison, Rick Bass, William Kittredge et plusieurs autres.

En toute honnêteté, je ne connais pas les chiens, bien qu’à l’exception des pitbulls que j’exècre au plus haut point, je les aime plutôt bien. Mais sous la plume lumineuse de Florian Rochat, je me suis surpris à aimer les bêtes, me rendant soudain compte que ce n’était pas vraiment les chiens que je n’aimais pas, mais plutôt leurs maîtres… Du coup, depuis cette lecture, j’ai étrangement envie d’adopter un chien. Ici, je dois préciser que, dans plusieurs passages de son récit, Florian Rochat nous décrit l’apport essentiel de la présence d’un chien dans le quotidien d’un homme ou d’une femme en santé, notamment en ce qui a trait aux promenades, aux balades en solitaire qui nous procurent souvent ce moment de calme et de réflexion nécessaire au maintien de notre équilibre mental et physique. Bref, un chien s’avère un compagnon de vie, surtout quand on commence à prendre de l’âge.

Je vous recommande sans réserve cette lecture qui, je vous en fais la promesse, vous ravira. Et si vous êtes peu sensible à l’expérience canine, vous serez à tout le moins conquis par l’écriture parfaitement maîtrisée de Florian Rochat, par la beauté de ses phrases, par le côté profondément humain qui s’en dégage.

Florian Rochat, Un printemps sans chien. c2013, disponible aux boutiques Kindle d’Amazon Canada au prix dérisoire de 3,11 $ et à celle d’Amazon France à 2,68 euros. Pour en savoir davantage, rendez-vous sur le site de l’auteur.

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