A propos de Ces mots qu’on ne cherche pas

ducharme_ces_mots_coverEn février 2014, mon essai sur les mots quotidiens est sorti des « presses » d’ÉLP éditeur. Cet ouvrage regroupe quelques quarante-cinq définitions personnelles, voire intimistes, de mots usités dans la vie courante, de ces mots que, parce qu’on les connaît bien, on ne prend pas la peine d’en rechercher le sens dans le dictionnaire usuel. À ce propos, Allan E. Berger qui, à l’instar de Paul Laurendeau, a commenté Ces mots, m’a fait une observation fort intéressante: « Tous les mots contenus dans cet ouvrage ont une origine latine, sauf un qui a une origine saxonne. Pas un poil de grec. C’est que ce sont des mots usuels, des mots de la langue quotidienne, des mots du peuple et pas des mots issus du vocabulaire des « sçavans ». Ici, nul périmètre, jamais d’hypothèse ni de paradoxe, de périphrase ou d’anthologie ! Ces mots, on ne les cherche pas, et pour cause, puisqu’ils nous ont construits. » Je n’avais pas moi-même remarqué ce détail… Il est vrai, certes, qu’Allan E. Berger a un parti pris: c’est un collègue, un ami, et il ne dirait jamais de mal de ce que je fais… N’empêche, cela m’a fait plaisir qu’il s’exprime ainsi… parce j’ai le sentiment qu’il a compris ma démarche, compris ce que je cherche à partager avec ces réflexions qui ont pour objet la vie quotidienne ou, plutôt, ces mots qui en révèlent l’essence.

Comment en suis-je venu à rédiger cet ouvrage et, surtout, pourquoi avoir choisi la forme du dictionnaire pour le faire. Pour des raisons essentiellement pratiques… Comme vous vous en doutez, je n’ai pas écrit cet ouvrage d’une seule traite. Il s’est construit au fil des mois, voire des années. Déjà, quand j’habitais Genève en 2004, lors de ces longues réunions dont les Suisses ont le secret, je me mettais en mode neutre et, sur un bout de papier, en ayant l’air de prendre des notes… je rédigeais des passages sur la vieillesse, l’amitié, la mort, etc. Et j’ai continué en rentrant au Québec où les réunions de travail sont encore plus fréquentes…. Avec la création du site Web Écouter Lire Penser en 2005, j’ai rapidement ouvert un dossier intitulé Dictionnaire intime et personnel que j’ai alimenté de ces réflexions sur les mots. Et c’est ainsi que, de fil en aiguille, l’ouvrage est né. D’accent à voyage constitue le premier tome de Ces mots qu’on ne cherche pas. Un second tome viendra, à coup sûr… mais inutile de me demander quand… car je n’en ai aucune idée.

Ces mots qu’on ne cherche pas n’est pas une fiction, bien entendu. Chez ÉLP, on l’a rangé dans la collection Essais & Témoignages, la seule qui convenait à ce genre d’ouvrage.

Daniel Ducharme, Ces mots qu’on ne cherche pas. ÉLP éditeur, 2014 : disponible sur toutes les plateformes et, sans DRM, à la librairie Immatériel, 3,49 euros ou 4,99 $CA

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s