Cécile Chabot : Le secret du masque de jade (Cycle de Xhol 2)

chabot_xhol2Dans ma critique du Marchand de la mort précédemment mise en ligne sur mon blogue personnel, j’ai expliqué la genèse du Cycle de Xhol : des romans policiers historiques dont les intrigues ont pour décor la civilisation Maya à l’âge classique, soit entre les VIe et Xe siècles après Jésus-Christ. Pour situer dans le contexte de l’œuvre en cours, je vous invite à en faire la lecture.

Dans Le secret du masque de jade (2013), deuxième volet du Cycle de Xhol, l’Ajaw de Dos Pilas et sa suite se déplacent vers la cité maya de Calakmul, cité-État sise dans la péninsule du Yucatan (Mexique), à trente-cinq kilomètres au nord de la frontière du Guatemala. Le lecteur se retrouve trois ans après les tragiques événements que raconte Cécile Chabot dans Le Marchand de la mort. Sauf qu’ici il ne s’agit pas d’un marchand, mais d’un artisan qui suscite d’ailleurs l’admiration de Xhol, toujours aussi ambivalent quant à son avenir. Va-t-il accéder à la prêtrise, comme le souhaite Treize Jaguar, grand prêtre de Dos Pilas, ou se consacrer à la sculpture ? Le lecteur l’apprendra à la toute fin du roman. Peu importe, reprenons… L’artisan a conçu un masque magnifique pour son Ajaw, le seigneur Yuknoom, mais voici que le masque est volé, ce qui provoque tout un émoi dans la collectivité. Et ce vol tourne au drame quand l’artisan lui-même, maître Chen, est trouvé mort par Xhol et Un chasseur.

Compte tenu de la nature même de ce roman (un polar historique, certes, mais un polar quand même), vous comprendrez que je ne peux raconter l’intrigue contenue dans ce roman qui se déroule au VIIe siècle avant Jésus-Christ dans une civilisation peu connue, peu documentée à tout le moins. Mentionnons toutefois que, contrairement au Marchand de la mort, Xhol, ce fin observateur, ne joue pas un rôle clé dans le développement de l’intrigue. C’est le second fils de l’Ajaw de Dos Pilas, Itzaamnaaj, qui, du haut de ses neuf ans, est projeté à l’avant-scène. J’ai eu un moment de doute sur la capacité d’un aussi jeune enfant à raisonner ainsi… mais, après tout, il s’agit du fils du roi, alors… pourquoi pas ? Quoiqu’il en soit, on se laisse rapidement emporter par l’intrigue qui atteindra son point culminant alors que le jeune garçon est enlevé, ce qui permettra à Xhol et à son compagnon Un Chasseur de résoudre l’affaire avec brio.

Le secret du masque de Jade, tout comme Le Marchand de la mort, m’a plu. Sans doute parce que j’étais heureux de retrouver les personnages, les faits et les gestes de cette civilisation. J’étais heureux aussi de retrouver la belle écriture de l’auteure dont j’apprécie le style. D’ailleurs, sur Twitter, Cécile Chabot s’est étonnée que je trouve son écriture belle. Elle a écrit: « L’écriture belle ? Curieux pour moi car j’essaye de ne PAS faire de style, de laisser toute la place à l’histoire. » Réplique amusante car, à mon humble point de vue, il s’avère impossible d’écrire sans style. On a un style lourd, plat, didactique, mais, quoi qu’on fasse, on a toujours un style. Mais rassurez-vous, celui de Cécile Chabot est fluide, transparent et, donc, parfaitement maîtrisé.

Je vous invite à découvrir Le secret du masque de jade, le second volet du Le Cycle de Xhol, cette série de romans qui font appel autant à notre sensibilité qu’à notre intelligence.

Chabot, Cécile. Le secret du masque de jade (Le cycle de Xhol 2). Kindle Édition, 2013 (2014), 2,99$ sur Amazon.ca

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