Sauvons les livres, le vain cri des libraires moribonds : essai twitté

sauvonsnoslivres01. Au Québec, un mouvement est né: Sauvons les livres.

02. Un mouvement rétrograde qui rappelle le mouvement des caissières en lutte contre les guichets bancaires dans les années 1980.

03. Que veut-on sauver, ici? Les livres ou le gagne-pain des libraires qui utilisent la littérature comme une arme pour mener ce vain combat?

04. Ils évoquent la diversité littéraire comme si cette diversité se retrouvait dans leurs librairies d’arrière-garde où personne ne va.

05. La vérité, c’est qu’ils souhaitent vendre les mêmes inepties qu’on retrouve dans les grandes surfaces. Quelle littérature?

06. Les livres de recette, les romans historiques au goût du jour, les derniers romans policiers traduits de l’américain?

07. Ce n’est pas les livres qu’ils veulent sauver, mais leurs fesses en prolongeant leur agonie de quelques années.

08. Avec l’aide de l’État, bien entendu. Alors, qu’ils cessent de mener leur vain combat au nom de la littérature.

09. La diversité… alors que plus personne ne publie de la poésie sous forme papier.

10. S’ils souhaitent de la diversité, qu’ils se tournent vers le numérique, là où des centaines de titres n’existeront jamais en papier.

11. En vérité, la diversité n’est plus représentée par les éditeurs papier qui ne pensent qu’à faire des ventes.

12. Ils s’en prennent à Amazon… Pourtant, le géant américain a fait bien davantage pour la littérature que cette bande de réactionnaires.

13. Amazon encourage l’expression, la création… tout en vendant des best-sellers, bien entendu. Tout comme Kobo, d’ailleurs.

14. Le libraire tel qu’on l’a toujours connu va disparaître, laissant la place aux auteurs, aux éditeurs et aux diffuseurs,

15. Le diffuseur est la fusion entre le libraire et le distributeur en mode papier.

16. Sauvons les livres… comme si on ne pouvait pas lire autrement que dans les livres. Que font-ils de sites Web, de Wikisource, des blogs ?

17. Nul besoin des livres aujourd’hui pour se documenter, pour lire des romans, pour déchiffrer un poème.

18. Sauvons les livres devrait plutôt s’intituler: Sauvons nos fesses.

Essai twitté en décembre 2013: @danielducharme

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