Loana Hoarau : Soleil à Vazec

cover_hoarau_soleil_pdfOn ne sait pas trop d’où il vient, ni comment il s’appelle, mais il est venu rejoindre Dimitri, l’autre garçon de Gauthier. Tous deux travaillent pour Gauthier, le maître. Tous deux sont devenus des jouets entre ses mains. Tous deux goûteront à sa médecine dissimulée dans un verre de lait que, bientôt, ils ne peuvent plus se passer. L’auteure laisse entendre qu’ils viendraient d’Europe de l’est, probablement de Roumanie, pays de tous les extrêmes, ou peut-être de Slovaquie, allez savoir. Peu importe, ils sont là, chez Gauthier. Et ils y resteront. Jusqu’à la fin.

Pour son troisième roman, Loana Hoarau a campé son décor dans une zone rurale, quelque part en France ou en Suisse. Dans un style fort original, elle racontera l’histoire de ce garçon à la deuxième personne du singulier, et toujours au futur simple. Cela donne une étrange impression, comme si elle s’adressait à nous, lecteurs. Comme si nous étions les prochaines victimes de ce Gauthier. Frissons garantis, et pour ceux qui n’ont pas de chance, cauchemars assurés. Car ce roman est tout à la fois envoûtant et terrible, comme peut l’être sans doute la relation entre le bourreau et sa victime.

Je ne suis pas un fan du genre. Les romans d’horreur, comme les films, ce n’est pas fait pour moi, une âme sensible, une fleur bleue comme le prétendent mes camarades. Mais là, je l’avoue, je dois reconnaître que le troisième roman de Loana Hoarau m’a impressionné par sa qualité et que j’en ai apprécié la lecture. En fait, dès les premières lignes, je n’ai pu m’en détacher, fasciné par l’histoire qu’elle déployait sous mes yeux stupéfaits. Après ses premiers pas avec Mathématique du chaos, cette auteure n’a cessé de s’améliorer. Déjà Buczko avait de quoi étonner les plus incrédules… mais Soleil à Vazec les dépasse tous les deux : il est sans contredit le résultat d’une parfaite maîtrise du style, de l’intrigue et du sujet.

Pour le reste, je ne sais pas si ce genre d’histoires existent, si de telles choses sont possibles. Oui, vous croyez ? Il faut malheureusement convenir que vous avez raison… parce que, parfois, des histoires sordides du même acabit sortent dans les journaux. Mais la presse n’arrive pas à la cheville de Loanu Hoarau vous les raconter…

Loana Hoarau, Soleil à Vazec. ÉLP éditeur, 2016. Lien vers la fiche de l’auteure sur le site d’ÉLP éditeur.

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