Azel Bury : La Baie des morts

51wasna0-flAzel Bury est une auteure auto éditée. Comme Florian Rochat ou Chris Simon. C’est d’ailleurs en consultant le site de celle-ci que je l’ai découverte. Il s’agit d’un nom de plume, assurément. Sur son site, l’auteure prétend qu’elle ne cherche pas à faire de belles phrases. Comme si le style ne l’intéressait pas. Comme si nous pouvions écrire sans style, marcher sans démarche, étancher sa soif sans boire… Azel Bury se définit comme une storyteller, une raconteuse d’histoire, et non comme une écrivaine « classique ». Pourtant, je vous l’affirme, elle écrit bien, très bien même et, bien entendu, elle raconte aussi de bonnes histoires. Grace à Chris Simon, qui ne cesse de me faire découvrir des auteurs sur son webzine dédié aux indés, les auteurs auto édités, je me suis procuré La Baie des morts, un roman magnifiquement construit et somme toute assez guilleret compte tenu du nombre de morts qu’on y croise…

Dans cette fiction, que nous pourrions associer au polar fantastique, Azel Bury met en scène deux héros, Irma et Adriel, deux collègues qui travaillent pour une émission de télévision américaine intitulée Au-delà de l’au-delà, une sorte de télé réalité sur les phénomènes paranormaux. On leur a dit que, quelque part en Écosse, un enfant avait pris l’habitude de discuter avec une revenante. Un esprit, si vous préférez. Sur ordre de leur patron, voilà que nos deux héros s’envolent pour Cruden Bay, « un trou où vivent quelques centaines de personnes sans histoire, balayé par le vent ». Et c’est là que débute leur enquête au cours de laquelle ils rencontrent des acteurs clés des événements, car événements il y a eu, surtout depuis le crash d’un avion survenu une trentaine d’années plus tôt. D’ailleurs, ce qu’il y a de bien dans La Baie des morts, c’est que, justement, cet enchevêtrement d’événement nous fait croire qu’il s’agit d’une histoire de fantômes… jusqu’à ce que l’affaire soit résolue ! Mais tout n’est pas si évident, et personne vraiment n’est rassuré…

Inutile d’en raconter davantage ce roman sans porter un sérieux coup aux efforts de l’auteure. Pour en savoir plus, procurez-vous cet ouvrage. Cela vous coûtera moins de quatre dollars… ; il ne vaut vraiment pas la peine de s’en priver.

J’ai aimé La Baie des morts qui constitue une heureuse surprise pour moi. J’aurais peut-être aimé en savoir un peu plus sur le passé trouble d’Irma. C’est parfois le problème avec les storyteller : ils misent trop sur l’intrigue, et pas assez sur les personnages. Mais il s’agit d’une critique mineure qui ne devrait pas vous empêcher d’acheter cet ouvrage très agréable à lire.

Bury, Azel. La Baie des morts. Librinova, 2015, 3,99$ sur Amazon.ca

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